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Tou be av : Un jour faste pour le peuple juif.
Le calendrier juif est bien surprenant, il n'y a pas de temps mort : Nous avons passé les Trois semaines difficiles, entre le 17 Tamouz et le 9 Av, et voici que l'un des plus beaux jours de toute l'année est à notre portée. TOU BE AV.
Que se passait-il le 15 Av ? Suivons la Guemara Taanit (26b) pour le savoir : "Rabban Chimone ben Gamliel dit : il n'y eut point de beaux jours pour (le Peuple d') Israel comme le 15 Av et le Jour de Yom Kippour. Les jeunes filles sortaient alors toutes vêtues de blanc, habits qu'elles empruntaient (mêmes les filles de familles importantes) pour ne pas blesser celles qui ne pouvaient s'acheter de belles robes (une justice sociale inégalée). Elles se dirigeaient vers les vignes (les vergers constituaient une sorte de méh'itsa entre les filles et les jeunes hommes) et elles disaient : jeune homme ! Lève tes yeux sur moi et regarde ce que tu choisis. Ne pose pas tes yeux sur la beauté, mais plutôt sur la (qualité de la) famille, comme il est dit la grâce est mensonge et la beauté est vanité, une femme qui craint Hachem, elle, sera louée ! Le Talmud rapporte aussi que c'était un des rares jours où les mariages co-tribuaires (entre tribus) étaient réalisés. On ouvrait les frontières à l'autre, tout en restant dans le respect de la Torah. C'est là la vraie tolérance. Ne pas rejeter ses propres origines, sa propre essence historique et spirituelle, la garder précieusement, tout en respectant ce qu'Hachem par la Torah nous a donné à respecter, c'est-à-dire, ne pas mettre en danger notre propre identité en faveur d'une entité étrangère qui se veut contraire, opposée, à nous-mêmes. Etre tolérant avec les autres, c'est d'abord se définir soi-même. En tant que juif, cela va de soi. Puisque toute notre histoire et notre identité est rattachée à une seule origine : la Torah. Et c'est ainsi, que de tout temps, les Grands Rabanim, ont encouragé les vrais mariages mixtes : entre tribus du Peuple d'Israël, entre ashkénazes et séfarades. Tout en réalisant les mitsvote relatives aux coutumes.
En signe de fécondité, le 15 Av est une date buttoir importante :
si l'on plante un arbre fruitier avant le 15, les 44 jours qui suivent jusqu'à Roch Hachana, sont considérés comme une année entière. A partir du premier Tichré (Rocha Hachana), on a plus qu'à compter deux ans. Au bout de cette période (da la quatrième année de la plantation – nata révii), on peut profiter des fruits de l'arbre, des graines et de la peau. Les fruits de cet arbre deviennent propres/cachères à la consommation. Si l'on a planté après le 16 Av, on doit commencer de compter trois années pleines, à partir du premier Tichré, soit Roch Hachana. Ce sont les règles de la Orla. Quoi de plus beau, que d'appliquer ces règles agricoles, à partir du 15 Av, considéré comme le jour des mariages ? Cela vient nous apprendre une chose : le but du mariage sont les enfants. Mais ces enfants ne sont aptes qu'à partir de la troisième année. Les garçons, bien qu'ayant passés la Brit Mila, sont considérés Orla (les 3 années agricoles citées ci-dessus). Le terme Orla vient du mot Erel, prépuce, qui désigne l'impureté du Brite avant la Mila. Ce que les garçons, à trois ans, mettent fin : la h'alaké, ou coupe des cheveux, signifiant l'entrée du garçon dans l'étude et la pratique de la Torah, qui nous différencient des autres Nations, qui n'ont pas de Brite Mila : les Arélim (de Orla). |
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